Le réveil sonne

Le réveil sonne
Le réveil sonne, signe d'une nouvelle journée,
Comme cha
que jour, le facteur entame sa tournée,
Comme t
oujours, je vais prendre mon petit déjeuner,
Puis partir au travail et sans cesse me démener.

Le réve
il sonne, signe de la fin de mon sommeil,
Com
me chaque jour, la lune laisse place au soleil,
Comme tou
jours, je vais me dépêcher pour être à l'heure,
Puis m'éc
raser devant mon patron raleur.

L
e réveil sonne, signe de l'extinction de mes rêves,
Comme
chaque jour, le temps passe et ne permet de trêve,
Comm
e toujours, je croiserai des robots dans le train,
Puis c
omme eux je ferai ce travail qui me contraint.

Le réveil sonne toujours, ma
is ma main le fait taire,
Auj
ourd'hui je m'évade du monde terre à terre,
Le train de la
vie passe et je suis retardataire,
La vie metro-boulot-do
do me rend réfractaire.
J'aime
rais que mon lendemain devienne un mystère,
Et ne plus bai
gner dans une ambiance si austère.

La Terre est un volcan
et nous sommes en plein cratère,
Mais jusqu'au bout je
conserverai mon caractère.
J'ai
quitté le troupeau quitte à vivre en solitaire,
Et le médi
ocre mouton est devenu panthère.
Alors au lieu d'at
tendre que la lave brûle ma laine,
J
e cours, je vis, je rêve, et fais de ma vie une vie pleine.

Jamaro.

Pas pleinement satisfait de celui-là, mais il me tenait à coeur car je l'avais commencé il y a un bon moment.
Les prochains me ressembleront beaucoup plus ; il manque pour l'instant la part d'ironie qui occupe une grande partie de moi-même.

# Posté le mercredi 19 novembre 2008 19:03

Perdition

Perdition
Perdu sur cette Terre où je me sens esseulé,
Né dans ce monde qui n'aurait pas dû m'appeler,
Je cherche en vain la vie, mais on l'a assassinée,
Les arbres du passé ont été déracinés,
Crime contre l'humanité, l'homme tue ce qu'il est,
La beauté est violée, tout est devenu si laid,
Qu'est-ce que cette vie dont l'argent corrompt les valeurs ?
Que devenir dans un monde qui n'est que malheur ?

Perdu sur cette Terre où je me sens esseulé,
Né dans ce monde qui n'aurait pas dû m'appeler,
J'assiste au spectacle de la tragédie humaine,
Regardant les étoiles, je me demande où la lune mène,
Puisque la viser ne m'apporte pas le bonheur,
Et que le ciel ne semble pas être un grand donneur.
Où dois-je regarder ? Où dois-je me diriger ?
Que dois-je faire pour qu'un nouveau monde soit érigé ?

Perdu sur cette Terre où je me sens esseulé,
Né dans ce monde qui n'aurait pas dû m'appeler,
Je vois le train de la vie qui fonce dans le mur,
Un futur qui n'a pour opposant que des murmures,
On se tourne vers un avenir technologique,
Où l'informatique remplacera le poétique.
Sera-t-il encore possible de vivre et non survivre ?
Y aura-t-il encore des hommes pour écrire des livres ?

Perdu sur cette Terre où je me sens esseulé,
Né dans ce monde qui n'aurait pas dû m'appeler,
Je suis assis sur une chaise et je me questionne,
Sur la vie, ma famille, et tout ce qui me passionne,
Je revis tous les moments dont je suis nostalgique,
Ces moments dessinés par des notes de musique.
Pourquoi les hommes s'engouffrent-ils dans leur malaise ?
Pourquoi personne ne s'assoit donc sur une chaise ?


Jamaro.

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 22:46

Argent

Argent
L'ARGENT CORROMPT LES HOMMES ET LES VALEURS, MAIS L'INTELLIGENCE DEMEURERA TOUJOURS INCORRUPTIBLE

L'argent ne fait pas le bonheur...mais y contribue grandement !
On se croit généralement original
et intelligent lorsqu'on emploie ce cliché. Nous vivons dans une société de consommation, où l'argent est primordial. Sans argent, il est impossible de manger ou de se loger.
L'argent e
st-il un accès au bonheur, ou même le bonheur en soi ? Peut-on tout acheter ? Peut-on vivre sans argent ?
Ai-je besoin d'un ordinateur, d'une
télévision, d'une voiture, ou encore d'une assurance ? Ne pouvons-nous donc pas vivre et être heureux sans tous ces artifices ? Non, car la société nous en rend dépendants.
Quelle attitude adopter vis-à
-vis de l'argent ? On travaille plus pour gagner plus, et finalement on passe sa vie à gagner de l'argent qui nous sert à survivre pour pouvoir travailler encore plus pour gagner encore plus.

Quand on parle de
gagner ou réussir sa vie, ce n'est pas tomber amoureux ou être heureux ; c'est gagner de l'argent. Ce qui revient à dire que la vie, c'est l'argent. Il paraît que cela permet d'être heureux. Mais familles, couples, États, et populations se détruisent pour lui. Il obsède les hommes.
Pourtant
, l'argent en soi n'est pas si néfaste. Il n'est ni bon ni mauvais, il est l'équivalent d'un travail. C'est comme si l'on se payait en se rendant mutuellement des services, sauf que c'est mille fois plus pratique. Il est fait pour être dépensé, échangé, ce n'est pas une fin en soi. Nous travaillons, et en échange de notre travail, nous recevons de l'argent, ce qui fait que le travail et l'argent ont la même valeur. À l'exception de l'argent gagné d'une manière non méritante, c'est-à-dire acquis de manière héréditaire, malhonnête, ou bête.
Ces trois ma
nières d'obtenir de l'argent sont malheureusement les plus fréquentes, et tendent à faire disparaître les valeurs morales. Pour l'argent, on perd son honneur, son impartialité, ses principes, son amitié, ou encore le respect. Qui n'a jamais affirmé qu'il serait capable de lécher un crottin de cheval ou de s'enfermer nu dans un réfrigérateur pendant dix heures ? Si l'argent corrompt les hommes, il en est de même avec les valeurs morales.
Vivre pour l'argen
t, c'est avoir une vie où seul son confort matériel personnel prime, une vie minable, médiocre, modique, et autres adjectifs commençant par un m...

Pour autant, peut-on
être heureux sans argent ? Ne faut-il pas en posséder suffisamment pour pouvoir accéder au bonheur ? Tout ce que l'argent peut acheter est matériel et superficiel. Le bonheur que l'argent peut apporter est un faux bonheur, uniquement matérialiste.
Tout ne peut-il pas s'acheter ?
On peut acheter tout ce qu'il est possible d'avoir, mais pas ce qu'on peut être. Ainsi, on peut payer une fille de joie mais pas être aimé d'une femme, acheter le meilleur appareil photo possible, mais pas être talentueux ou passionné, soigner sa bonne image en soudoyant, mais pas être honnête. Il y a certaines choses qui ne s'achètent pas - pour tout le reste, il y a Eurocard Mastercard.
Pou
rtant, posséder de l'argent permet de ne pas se soucier des besoins nécessaires tels que manger, boire, et dormir sous un toit. Je pense donc que, si l'argent ne fait pas le bonheur, son manque entraîne le malheur. Ce n'est pas l'absence d'argent qui cause le malheur, mais bien le manque. Car en effet, on peut n'avoir presque pas d'argent mais ne pas en manquer - demandez aux tribus qui vivent dans les îles du Pacifique, par exemple.

Par ailleurs
, pour la plupart des gens, on gaspille quand on n'a rien de matériel ou de concret avec l'argent. Je pense pourtant que bruler un billet de 10€ pour une photo d'art, c'est moins gaspiller que de l'utiliser pour acheter trois paquets de gâteaux.
Il faut donc faire attention
au rapport que l'on entretient avec l'argent. Il ne doit pas être une sorte de dieu auquel on voue un culte : il ne mérite aucun sacrifice. Il ne faut ni l'aimer, ni le haïr, ce n'est qu'un moyen inventé pour faciliter les échanges.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 18:40

Guerre

Guerre
LA GUERRE EST DANS LA NATURE HUMAINE, MAIS EST DEVENUE LA CHOSE LA PLUS INHUMAINE POSSIBLE

Si tu veux la paix, prépare la guerre.
Cet adage qui date d
e l'époque romaine est toujours d'actualité. Il y a en ce moment même dans le monde une cinquantaine de conflits entre États ou peuples. À échelle réduite, il y a chaque jour des agressions physiques et verbales, des altercations, des meurtres, etc.
Pourquoi la guerre entre les hommes est-ell
e inévitable depuis la nuit des temps ? Pourquoi n'ont-ils jamais pu vivre en toute quiétude ? Pourquoi la haine prédomine-t-elle le monde ?
Il y a bien sûr énormément de rais
ons, certains combattent pour des raisons économiques, politiques, historiques ou religieuses, d'autres uniquement par amusement ou pour passer le temps. En effet, on dit bien qu'on s'emmerde, qu'on s'ennuie, alors pour cesser cela on va emmerder les autres, leur chercher des ennuis... On va donc aller - à plusieurs, c'est mieux - provoquer quelqu'un qui ne vous a rien demandé, ou bien poster des commentaires anonymes pleins de hargne et d'animosité sur des blogs.

Mais, ne pourrait-on pas tous faire des efforts afin de v
ivre dans une paix accomplie ?
Je pense que ce serait contr
e la nature de l'homme. Il n'y aurait alors ni religion, ni débats, ni émotion, et tout le monde irait dans la même direction. Je parle bien sûr de la guerre au sens large, c'est-à-dire pas uniquement des affrontements physiques, mais verbaux, stratégiques et intellectuels.
Je pense que l'or
igine des premiers conflits remonte au moment où l'homme a acquit la notion de propriété, c'est-à-dire d'un territoire et de biens qui lui appartiennent. Il se met alors à les protéger et même à convoiter ceux des autres, et réciproquement, ce qui fait que tous se méfient les uns des autres.
L'homme a de plus toujours été fasciné par le combat, des
amphithéâtres où combattaient les gladiateurs aux cours d'écoles où tout le monde est intéressé et amusé dès qu'une bagarre éclate, en passant par les clashes à la télévision et dans le milieu musical.
Ève ayant goûté à la pomme du ma
lin, les hommes ont été condamnés à une vie parsemée d'obstacles et de souffrances qu'ils doivent affronter, combattre. Ainsi ils apprécieront vraiment les moments de paix.

La guerre est dans la nature humaine, encore faut-il savoir la faire !
Je prends toujours l'exemple des animaux pour comparer l'homme humain à l'homme bestial. Sur le plan de la guerre, je n'irais pas jusqu'à dire qu'ils sont plus humains que nous, mais il est certain qu'ils sont bien moins inhumains.
Les guerres du XXe siècle ont montré que l'homme ne savait plus faire la guerre. Elle doit êtr
e un art et obéir à des codes. On emploie le terme d'art martial, cela montre bien qu'on ne se bat pas n'importe comment, cela doit rester dans les règles de l'art. Sous le Premier empire, il y avait des rendez-vous fixés pour les batailles, et Napoléon était sur les champs de bataille et non en train compter ses slips dans son beau château. Bien loin du XXe siècle et ses boucheries, ses carnages, et l'inhumanité dans toute son horreur. On a maintenant de quoi faire exploser la Terre avec une seule bombe, vive le progrès de la science et de la technique !
De même, on ne sait plus combattre verbalement et encore moins intellectuellement. On n'a plus aucune repartie, et on préfère répondre quand la personne est partie plutôt que de l'affronter.

Je ne veux pas la paix, mais le respect. Que l'on ne s'attaque pas à plusieurs contre un seul. Que le vainqueur ne rabaisse pas le vaincu, et que ce dernier accepte sa défaite - autrefois la mort avec honneur ou la vie en tant que serviteur.
La guerre doit se faire un
iquement entre ceux qui veulent la faire, et non ceux qui y sont contraints. Si Bush et Hussein ont un problème, ils n'ont qu'à se donner rendez-vous et se faire la guerre entre eux, et non indirectement en envoyant lâchement des gens qui n'ont rien à voir là-dedans. La grande différence entre les guerres d'aujourd'hui et celles d'avant, c'est qu'on combat pour l'argent et le profit et non plus par passion ou pour le bien de tous - guerre de Troie, guerres de Napoléon, Charlemagne, Révolution française, etc.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 18:57

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 19:11

Langue française

Langue française
PIRE QUE LA LANGUE FRANÇAISE QUI PRÉPARE SES OBSÈQUES, C'EST LE LANGAGE HUMAIN QUI S'ENFONCE IRRÉMÉDIABLEMENT DANS UN DÉSERT MOUVANT.

La langue française se meurt. Elle ne brille plus, elle est maintenant d'une laideur effrayante.
Je ne parle pas de l'orthographe dont le cas est déjà réglé depuis longtemps. Il faut dire qu'à l'école on préfère qu'un élève fasse de belles lettres, avec de belles majuscules
, etc., plutôt qu'il ne sache écrire, telle ma professeur de français de quatrième qui était horrifiée par mes ratures mais ne prêtait pas attention à ce que j'écrivais. Comment ensuite lui demander d'avoir une orthographe irréprochable ?
Personnellement, je ne vois pas les
fautes chez quelqu'un qui a du vocabulaire, qui essaie de bien parler. Je ne juge pas la qualité d'écriture de quelqu'un sur son orthographe mais sur son vocabulaire.
Le problème est le suivant : les personnes sachant écrire deviennent de plus en plus rares.

J'ai l'impres
sion que c'est devenu une mode de parler et écrire n'importe comment, en empruntant des mots très recherchés dans des langues diverses et variées. Il n'y a qu'à voir les "FUCK les rageux" sur tous les blogs - en passant, on dit rageurs. Et cela ne s'arrête pas aux blogs, puisqu'on peut aussi voir à la télévision des "KIF ou pas KIF ?" ou "t'étais mon premier Love".
S'il est vrai que les langues se sont formées grâce aux emprunts et mélanges avec les autres, parler le franglais à tout va comme de nombreux chanteurs est aussi stupide que de re
fuser tout nouveau mot étranger dans la langue française. Les mots week-end, star, coach, etc., ne nuisent pas à notre langue, et s'acharner à employer des mots comme pourriel au lieu de spam uniquement pour se différencier de l'anglais n'est pas plus intelligent.
De même p
our le massacre au langage-SMS. La langue française a traversé des siècles et été utilisée par les plus grands écrivain qui ont réalisé des chefs-d'œuvre, est-ce pour finir en langage-sms ou kikoolol ("kikoo sava? alr koi d 9 lol") ?

J'ai aussi remarqué qu'il était mal vu
d'utiliser des mots ou tournures complexes.
Rien que de dire
"Je ne sais pas" au lieu de "Je sais pas" sonne bizarrement aux oreilles de beaucoup de personnes. Et cela forme un cercle vicieux, puisque ceux qui peuvent employer des mots et tournures un minimum complexes ne le font pas car ils savent que les autres ne prendront pas cela au sérieux ou ne comprendront pas.
La langue française est tombée bien bas. Dans le milieu de la musique, il n'y a plus la poésie des chanson
s de Daniel Balavoine, Serge Gainsbourg, ou encore le MC Solaar des années 90, poésie qui à l'époque était déjà rare - elle est devenue rarissime. On ne joue plus avec les mots, la poésie est morte, les déclarations d'amour modernes se résument à "t'es trop sexy j'te kiffe grave" ou alors "franchement t'es trop, trop charmante", la deuxième étant devenu un cliché aussi vulgaire que la première mais censée faire moins minable. Les hommes n'ont même plus de repartie, ils sont d'une faiblesse risible. La beauté de la langue se consume.

Pire que la langue françai
se qui se meurt, c'est le langage humain qui est en perdition. On préfère utiliser le moins de mots et de salive possible. On en viendra bientôt au langage non pas des signes mais des gestes. Bienvenue au XXIe siècle, celui du progrès et de la technologie, magnifique !
Je pense que si le langage humain est en aussi grande perdition, c'est tout si
mplement parce que les hommes n'ont plus rien à se dire. On se demande si ça va, ce qu'on a fait ces derniers jours, si les amours vont bien, et ce qu'on mange ce soir. Parfois, on crée un semblant de discussion avec des questions comme "tu crois qu'y a quoi après la vie ?" ou "t'es pour ou contre la peine de mort ?" auxquelles on répond en ne disant pas finalement grand chose à des oreilles acquiesçantes qui font semblant d'écouter.
L'homme devient de plus en plus faible au fur et à mesure que son langage se consume.

# Posté le mercredi 10 septembre 2008 19:13

Modifié le jeudi 11 septembre 2008 06:21